Mouvement nationaliste pour la France aux Français

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15 août : Assomption de la Très Sainte Vierge Marie et fête nationale française

L’Assomption signifie l’élévation aux Cieux de la Très Sainte Vierge Marie, corps et âme.

Celle-ci quitta ce monde d’une façon extraordinaire : son corps étant préservé de la corruption que connaissent les cadavres, tout comme son âme avait été préservée de toute corruption du péché.

En France, s’ajoute au 15 août le caractère de fête nationale, depuis Louis XIII.
On est alors loin du 14 juillet, jour funeste célébrant la naissance de leur République dans la haine et dans un bain de sang atroce.

Toute l’équipe de lorrainenationaliste.com vous souhaite une bonne et Sainte fête nationale !


La VIe randonnée de Lorraine Nationaliste parue dans RIVAROL !

Si même l’excellent et miraculeux RIVAROL s’y met, il faut foncer !

Répondez présent à notre randonnée des 12 et 13 août prochains dans les Vosges afin d’honorer Sainte Jeanne d’Arc, symbole de la France aux Français !

Informations : ici


23 juillet 1951 : mort du maréchal Philippe Pétain



Le 14 juillet est un jour de deuil pour la France !

1789… À la faveur d’une crise économique et sociale secouant la royauté millénaire, la France a été livrée à des hommes à l’âme corrompue par le vice et avilie par de fausses valeurs philosophiques. La destruction de l’ordre naturel et l’instauration d’un pouvoir libérant l’homme de toute autre contrainte que celles qu’il veut bien se donner à lui-même sont les objectifs ultimes de ces serviteurs du démon. La corruption gagna successivement la capitale et les provinces. La philosophie subversive des droits de l’homme remplaça les lois divines éternelles qui régissent l’ordre universel.

Leur Révolution est anti-française !

La secte révolutionnaire devint de plus en plus puissante : après avoir conquis la presse, elle accapara la magistrature, les enseignements publics et l’armée. Pervertissant les mentalités, elle attaqua ouvertement la religion catholique ainsi que les institutions royales, fondements de la France, et instaura des principes subversifs de justice et de morale, où les devoirs et les vertus sont travestis, dénaturés. Un régime criminel et perverti s’installa. On fit circuler de bouche à oreille les termes magiques de liberté, d’égalité et de fraternité, devise d’une franc-maçonnerie aux origines talmudiques et kabbalistes. Les révolutionnaires ne tardèrent pas à en appeler à la souveraineté du peuple, substituant aux libertés réelles et concrètes une liberté abstraite et théorique. Ils détruisirent toutes les saines digues spirituelles ayant permis à notre civilisation de croître et de prospérer. L’anarchie sanglante survint rapidement, les vertus dont se glorifiaient nos Pères devenant l’objet du mépris et de la haine d’une populace égarée.


Leur République est née dans le sang du peuple !

Le 14 juillet 1789 fut l’un des événements inauguraux les plus emblématiques de la Révolution. La prise de Bastille s’effectua au prix du parjure : contrairement à la parole donnée, la garnison de la forteresse fut massacrée. Cette ignoble barbarie donna le signal de massacres toujours plus nombreux et sanguinaires. L’acte suprême de rupture entre l’ordre naturel traditionnel et l’ordre démoniaque révolutionnaire a été le régicide commis le 21 janvier 1793.

La décapitation du roi Louis XVI est le symbole marquant le rejet du bien commun, la fracture délibérée avec la tradition millénaire de la France. Acte majeur de leur République assoiffée de sang, le populicide vendéen commença dès le printemps 1793 et culmina avec la Terreur bleue : prêtres brûlés dans leur église, nourrissons cloués aux portes, mères de famille enceintes éventrées à la baïonnette par les républicains pour tenter d’en extraire l’enfant etc. Cette extermination, fondée sur l’idée que tout homme qui n’est pas républicain perd son statut d’être humain et devient une entité « intermédiaire entre l’homme et l’animal » comme disaient les révolutionnaires, fit entre 200 000 et 500 000 victimes. Leur République refuse toujours de reconnaître cette implacable barbarie dont elle est l’auteur.eglise-en-feu

« Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux et massacré les femmes » François-Joseph Westermann, général de brigade de la Révolution.

Le 14 juillet n’est pas la fête nationale de la France !

Loin d’être née d’une profonde volonté des Français, la Révolution bourgeoise dite « française » de 1789 ne fut l’entreprise que d’une poignée d’activistes aux desseins macabres. Mêlée à la candeur universelle d’un peuple français conditionné par l’éducation nationale et la télévision, les célébrations annuelles du 14 juillet ne font que rappeler en réalité la victoire de la tyrannie et de la subversion républicaine, autrement dit, la victoire de l’Anti-France.

Le 15 août, jour de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, est la véritable fête nationale de la France, instaurée par Louis XIII. En 1879, après avoir instauré durablement leur République, les républicains ont rejeté cette date. Ils lui ont substitué, sous couvert frauduleux de célébrer la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, la date fondatrice de la prise de la Bastille qui est en accord avec le projet politique létal dont ils sont les héritiers et les continuateurs : détruire la France de l’intérieur, la couper de ses racines millénaires et la couper du magistère de l’Église.

« Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de tout ce qui lui est opposé »
Saint Just

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CONTRE LEUR RÉPUBLIQUE
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8 mai 1945 : rendez-vous tragique à Bad Reichenhall

Rendez-vous tragique à Bad-Reichenhall (Par Eric Lefebvre)

L’exécution par la 2e DB de douze soldats de la division « Charlemagne », le jour même de la capitulation allemande de 1945, constitue un épisode bien mineur d’un conflit qui a coûté tant de millions de morts. Elle suscite pourtant la gêne car elle est associée à la figure légendaire du futur maréchal Leclerc. Cette exécution est devenue le symbole d’une guerre civile dont l’issue dépendait de l’affrontement d’armées étrangères. Le fait que des Français en uniforme américain furent amenés à fusiller des Français en uniforme allemand n’en est-il pas la tragique illustration ? Cette affaire a également suscité bien des interrogations. Qu’en est-il à ce jour ?

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A Bad Reichenhall, près de son PC, le général Leclerc interroge les douze Français en uniforme allemand. La tension est vive, les propos échangés acerbes.

 

En ce 7 ou 8 mai 1945, vers 17 h, trois pelotons d’exécution abattent l’un après l’autre trois groupes de quatre Français en uniforme allemand, à une ou deux exceptions près celui des Waffen-SS. Chacun de ces pelotons a été fourni par une section de combat – celles des sous-lieutenants Florentin, Bell et Morvan – de la 4e compagnie du ler bataillon du Régiment de marche du Tchad (RMT), corps organique de la 2e DB. Une compagnie formée à partir d’un escadron porté FFI recruté à Paris en 1944. Pour l’exécution a été choisie une petite clairière jouxtant le chemin de Kugelbach, sur le territoire de la commune de Karlstein, limitrophe de la petite ville de Bad-Reichenhall, en Haute-Bavière, non loin de l’Oberzalberg.
Ces douze Français appartiennent à la 33e Waffen-Grenadier-Division der SS « Charlemagne » (française n°l) et tous ou presque au régiment de circonstance du SS-Obersturmbannführer Hersche. Il est parti cinq semaines plus tôt du camp de Wildflecken, en Franconie, pour rejoindre le reliquat de la division rassemblé dans le Mecklembourg après avoir échappé au chaudron de Poméranie, où les unités françaises ont été décimées. Intégrant lui-même quantité de rescapés de ces combats, quelquefois blessés, ce régiment de 1 200 hommes a dû finalement prendre le chemin du Sud. A la suite de quelques nouveaux combats livrés par nécessité contre les troupes américaines, il a été dispersé en Bavière, la plus grande partie de ses unités parvenant à gagner à pied la province de Salzbourg, voire à franchir le Brenner. Les douze hommes se sont-ils trouvés séparés des éléments étoffés du régiment Hersche qui, après s’être battus à Moosburg, rattachés à la SS-Grenadier-Division « Nibelungen », seront faits prisonniers près de Lofer, à 20 km au sud-ouest de Bad-Reichenhall ? C’est le cas indiscutable de la majorité d’entre eux.
Avant de tomber sous ces balles fratricides en chantant la Marseillaise, sinon en criant « Vive la France ! », dans une atmosphère très pénible quoique de grande dignité, ils ont tous – à une seule exception – été confessés sur les lieux mêmes par l’aumônier d’une autre unité de la 2e DB, le groupe d’artillerie Xl/64e RADB. Ce prêtre, le sous-lieutenant Maxime Gaume (1911-1995), spécialement désigné pour les assister, leur a donné la communion et a recueilli les lettres, écrites sur l’heure au crayon, que neuf d’entre eux souhaitaient adresser à leurs familles. Toutefois, on lui conseillera d’attendre pour les envoyer et il ne les postera pas avant février 1946.


La manip a fonctionné : Rothschild à l’Elysée (par Jérôme Bourbon)

La manipulation a parfaitement fonctionné. Emmanuel Macron sera dans une quinzaine de jours le locataire de l’Elysée. Et tout laisse à penser qu’il sera largement élu le 7 mai au soir. Il est d’ailleurs arrivé en tête, assez nettement, au soir du 23 avril avec 24 % des voix. Cette fois les sondages ne se sont pas trompés et ont annoncé à l’avance les résultats, quasiment à la décimale près. Leur seule erreur fut d’avoir légèrement minoré le taux de participation, finalement très élevé, tout près de 80 %. Alors que cette campagne présidentielle fut particulièrement médiocre et ennuyeuse, que les questions essentielles étaient délaissées, les Français et assimilés se sont déplacés massivement pour aller urner, y compris à l’étranger où les files d’attente devant les consulats étaient impressionnantes, notamment à Berlin, à Londres, à Hongkong ou à Montréal où les électeurs ont fait plus de trois heures de queue pour aller urner. Ces Français souvent très dénationalisés ont massivement voté (à plus de 40 %) pour Macron, le candidat de la mondialisation heureuse et de l’européisme béat. 

Le Système peut être content : les Français ont montré une nouvelle fois leur conformisme et leur grégarisme. François Hollande avait demandé que l’on votât massivement pour faire vivre la démocratie et ses valeurs et les opposer au terrorisme, il a été suivi massivement, puisque plus de 37 millions d’électeurs sont passés par l’isoloir le 23 avril. Et ils ont placé en tête le candidat de la banque et de la finance, le poulain des Rothschild, de Minc et d’Attali. Chapeau bas ! Des gens autour de nous étaient contents de nous dire qu’ils avaient patienté longtemps avant de voter dimanche matin. Ils étaient fiers d’avoir fait la queue pour remplir leur devoir civique alors même qu’en sortant de chez eux ils ne savaient pas encore quel bulletin ils mettraient dans la petite enveloppe prévue à cet effet. La démocratie, c’est vraiment fantastique ! Qu’on nous permette de citer à nouveau cette sentence d’Octave Mirbeau qui n’a rien perdu de son actualité : « Les moutons vont à l’abattoir, ils ne disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit. » Et le pis, c’est que l’électeur qui participe à une gigantesque mascarade, à une immense farce se croit intelligent et astucieux. Présomptueux, il se pense fin stratège, croit pratiquer le billard à trois bandes, vote pour un tel afin d’éliminer un autre ou de favoriser un troisième. On a les plaisirs qu’on peut dans la vie ! Il ne se rend même pas compte que le cocu à tous les coups c’est lui ! La vanité humaine donne une idée de l’infini ! Les gens auxquels la vie et l’expérience n’apprennent rien sont bien plus nombreux qu’on croit.

Depuis longtemps le Système a préparé un duel final entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. La qualification de la présidente du Front national pour le second tour était le meilleur moyen d’assurer une élection de maréchal à l’homme des Rothschild. C’est pourquoi il fallait en amont éliminer tous les candidats de la “droite” parlementaire qui, eux, pouvaient l’emporter face à l’ancien ministre de Hollande. D’où d’abord le dézingage de Sarkozy pendant la primaire où matins et soirs les radios et télévisions sortaient contre lui une nouvelle affaire, une autre incrimination. Puis après la victoire triomphale de Fillon aux primaires ce fut le Penelopegate avec un “feuilletonage” des révélations qui rendait impossible toute victoire de l’ancien Premier ministre. Les politiciens étant tous pourris, les révélations étaient parfaitement exactes mais leur extrême médiatisation, la violation permanente du secret de l’instruction, l’ajout presque chaque jour de nouveaux éléments accablants ne pouvaient que conduire le candidat des Républicains au naufrage. 

Le principal bénéficiaire de cette chute préméditée et organisée de Fillon était évidemment Macron contre lequel le Canard enchaîné s’est bien gardé de publier des dossiers compromettants. Beaucoup pensaient que le phénomène Macron était une bulle qui éclaterait avant le premier tour. Force est de constater qu’ils se sont trompés. Cela montre une nouvelle fois la puissance et l’efficacité redoutables du système médiatique en général et de la télévision en particulier. On nous avait vanté la force des réseaux sociaux mais cette campagne a montré que l’essentiel se jouait encore et toujours derrière le petit écran. 

Depuis de longs mois et même depuis le printemps 2013 on nous prédisait quasi invariablement que Marine Le Pen arriverait largement en tête au soir du premier tour de la présidentielle. Avec la modestie et la lucidité qui la caractérisent, la benjamine de Jean-Marie Le Pen prophétisait encore le 20 avril sur Europe 1 : « Je serai en tête le soir du premier tour parce que je sens qu’il y a une incroyable mobilisation, une incroyable dynamique, je connais assez bien mes électeurs et je pense qu’ils vont me porter en tête dimanche soir. » Nullement échaudée par la fausseté de sa prévision, Marine Le Pen a récidivé dès le 24 avril. Invitée du journal de 20 heures de France 2, elle a dit sa certitude qu’elle allait gagner la présidentielle le 7 mai. Les politiciens ne doutent décidément de rien et ne reculent devant aucune forfanterie !

Marine Le Pen qui s’est mise en congé quinze jours durant de la présidence du FN a frôlé la catastrophe. Il s’en est fallu de peu qu’elle soit éjectée du second tour. Au terme d’une campagne terne, sans élan, sans souffle, sans colonne vertébrale, sans convictions, sans cohérence, sans talent, elle se qualifie d’extrême justesse, avec 21,30 % des suffrages exprimés. Elle n’est qu’à un point de Fillon et à un point et demi de Mélenchon qui, comme elle, ont réuni chacun plus de sept millions de voix. Ce résultat est tout sauf une victoire. Le Pen et Villiers faisaient déjà 20 % en 1995, Le Pen et Mégret 20 % en 2002, Marine Le Pen obtient 21 % en 2017. Un point de gagné en un quart de siècle ! Des reniements et des trahisons en série, des purges et des exclusions en cascade pour faire au final un petit pour cent de plus ! La renonciation à l’abrogation de la loi Gayssot et de la loi Veil, l’abandon de la peine de mort pour les assassins et de la réémigration pour les allogènes, l’apologie de la laïcité et de la République, l’exclusion des cadres et militants historiques, la transformation du parti en un vaste lupanar pédérastique (sur les plateaux de télévision pour porter la parole de la candidate on ne voit et on n’entend que le fondateur de Gay-Lib Sébastien Chenu et Florian Philippot, fervents amateurs de Gay Pride), et tout cela pour 21 % ! 

Le score obtenu est d’ailleurs le plus mauvais en pourcentage depuis cinq ans, et cela malgré les attentats à répétition, la division de la gauche, l’impopularité de Hollande et le naufrage de Fillon. Le FN avait en effet obtenu 25 % aux européennes de 2014, 26 % aux départementales et 28 % aux régionales de 2015. C’est donc tout sauf un triomphe même si l’augmentation du nombre des inscrits et la forte participation permettent à Marine Le Pen d’augmenter son score en nombre de voix. Symboliquement, à Marseille où Jean-Marie Le Pen arrivait largement en tête en 1988 après avoir rempli quelques jours plus tôt le stade Vélodrome, c’est Jean-Luc Mélenchon qui obtient la première place après avoir tenu une impressionnante réunion publique sur la Canebière. Nous connaissons des électeurs qui votaient naguère pour le FN et qui ont été séduits par le verbe, la faconde, le lyrisme de Mélenchon et sa volonté de renverser la table. « Mélenchon, au moins, croit en ce qu’il dit. Il a des convictions et une vraie culture politique. Marine, elle, ânonne des discours qu’elle lit sans conviction dans ses meeetings. Elle est nulle, elle n’est vraiment pas au niveau » nous confiait un chauffeur de taxi qui a voté cette fois pour le candidat de la France insoumise. Une anecdote très révélatrice. Il est fini le temps où l’on votait de père en fils pour le même parti. On est à l’époque du mouchoir jetable, du consommable et du zapping. La plupart des gens sont infidèles en politique comme en amour. Il faut sans cesse les reconquérir en leur faisant la cour.

Ne nous racontons pas d’histoire, voyons la vérité en face : Marine Le Pen sera battue le 7 mai au soir. Ceux qui vous disent le contraire vous mentent ou s’intoxiquent eux-mêmes. La dynamique et l’arithmétique sont contre elle. De plus, si le FN n’a mis dans sa besace aucun département ni aucune région en 2015, malgré les attentats de Charlie puis du Bataclan, comment pourrait-il l’emporter soudainement dans la France entière ? Sans surprise les pro-Macron, de Fillon à Hamon, de Hollande à Sarkozy, du MEDEF à la CFDT appellent à faire barrage « à l’extrême droite ». Notons toutefois que nous n’atteignons pas, tant s’en faut, le degré d’hystérie d’il y a quinze ans contre Jean-Marie Le Pen. Sa fille ayant donné tous les gages nécessaires, elle est traitée avec un minimum d’égards même si elle n’a droit qu’aux miettes du festin. Contrairement à Chirac en 2002, Macron a accepté le débat de l’entre-deux-tours. On ne fait pas défiler contre la candidate du FN les enfants des écoles, on n’appelle pas à des manifestations massives contre l’extrême droite comme l’avait fait Noël Mamère dès l’annonce des résultats le 21 avril 2002. Mélenchon qui a toujours été en pointe contre le FN et qui fut l’un des plus virulents pendant la quinzaine de la haine se paie même le luxe cette fois de ne pas donner de consigne de vote. Christine Boutin appelle, quant à elle, à voter ouvertement pour Marine Le Pen. On n’avait pourtant pas remarqué que cette dernière défendait la famille et l’accueil de la vie, bien au contraire. Mais c’est qu’au fond le Système sait bien que la candidate du néo-Front national ne représente aucun danger véritable. Si un jour elle était élue, ce qui est aujourd’hui une hypothèse d’école, le Système se reconstituerait aussitôt sur ses bases. Marine Le Pen est l’opposition officielle. Quand il est utile de la faire monter, on la met en avant. Quand il faut la rediaboliser artificiellement pour faire gagner son concurrent, on l’attaque un peu, mais pas trop. Tout est question de dosage.

Quant à Emmanuel Macron, il est par excellence le candidat du vide, souriant mais inculte. Quand on l’entend parler, on ne sent en lui aucune flamme, aucun idéal, aucune sincérité. Il n’est pas habité par une idée, une conviction, une certitude. Son discours le soir du premier tour était particulièrement creux et ennuyeux à l’image de ses prestations dans les deux débats télévisés du 20 mars et du 4 avril où il avait été d’une fadeur difficilement égalable. Il est de manière superlative le candidat du mondialisme, de l’européisme et de la finance anonyme et vagabonde, de l’Union européenne, de la commission de Bruxelles, de la Banque mondiale et du FMI. C’est un bobo, un quadragénaire post-soixante-huitard sans foi ni loi, ne croyant ni à Dieu ni à diable, une pure création médiatique, une incarnation de la modernité décadente et du matérialisme le plus mortifère. Macron aurait pu poursuivre sa carrière dans le milieu bancaire, il est entré en politique pour appliquer avec zèle les directives mondialistes. La haute finance ne se cache même plus : avec arrogance elle impose ses hommes. Elle ne se sert plus comme intermédiaire de politiciens professionnels. Elle impose directement, avec cynisme, comme elle l’a fait en Italie après la chute provoquée de Berlusconi, ses hommes-liges. 

Oui, cela ne fait aucun doute : Emmanuel Macron sera le prochain président, le successeur de François Hollande dont il est le fils spirituel. L’ancien premier secrétaire du parti socialiste a réussi un de ses coups politiques les plus fumeux : alors qu’il était le président le plus impopulaire de la Ve République au point de ne pas pouvoir se représenter, il est assuré que la politique qu’il a conduite jusque-là sera poursuivie en tous points par son successeur. Et pendant cinq ans, si toutefois le prochain quinquennat va à son terme, la France s’enfoncera un peu plus dans le chaos, plongera davantage encore dans l’abîme. Mais, soyons-en sûrs, lors du prochain scrutin présidentiel, la participation sera à nouveau élevée, la plupart continueront à croire que le salut vient de la sainte urne et ne rechigneront pas à faire la queue pour accomplir scrupuleusement leur « devoir citoyen ». Le peuple a vraiment les dirigeants qu’il mérite !

 

RIVAROL.


L’abstention, premier des candidats – Analyse des élections présidentielles 2017 par Johan Livernette

Élections présidentielles 2017 : analyse et pronostics de Johan Livernette