Mouvement nationaliste pour la France aux Français

La mort de l’infidèle Castro (par Jean-Claude Rolinat)

« Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri, il est mort le Fidel…. » Air bien connu qui va réunir les pleureuses habituelles parant le disparu de toutes les vertus humaines et célestes, pour peu qu’un hiérarque Catholique pas trop regardant soit de la « fête »… Pourtant Fidel Castro, l’un des derniers dinosaures de la galaxie communiste, n’était pas un enfant de chœur.

Les dizaines de milliers de boat people et d’internés politiques, sans oublier les fusillés « pour l’exemple », pourraient en témoigner. C’est à Miami, dans les milieux anticastristes, que la nouvelle de la mort du lidermaximo a déchainé des cris de joie, mais comment pourrait-on s’en étonner ?

ob_e7be70_castro-dead-e1350657867457Un Staline de poche aux Caraïbes

Issu d’une famille relativement aisée d’origine galicienne – ce qui explique, paradoxalement l’excellence de ses relations avec l’Espagne franquiste ! –, ce bouillant avocat se lança en politique. Son coup d’essai,  son coup de maître, fut l’attaque le 26 juillet 1953 de la caserne Moncada à Santiago de Cuba où l’on peut encore voir sur les murs, les traces des échanges de tirs entre les jeunes gens de l’équipée fidéliste et les 1.000 soldats du régiment numéro 1 de la Guardia rurale commandée par le colonel Caviano. Si Fidel fut épargné par la clémence du tribunal – influence en coulisses de la caste bourgeoise à laquelle appartenait son père ? – 71 de ses compagnons y laissèrent leur peau, directement dans les combats ou fusillés après. Pour une dictature, celle de Batista – médiocre et traditionnel caudillo latino-américain s’enrichissant des pots de vins versés par les gangsters qui avaient fait main basse sur tous les trafics à La Havane – n’en était pas moins indulgente pour  qui savait lui graisser la patte. On retrouve Fidel libre trois ans plus tard, après un court exil mexicain, à bord du yacht le Granma, qui débarqua clandestinement un noyau de guérilléros dans la difficile Sierra Maestra au Sud-Est de l’ile. C’est dans ces montagnes qu’il implantera le 26 juillet 1956 son maquis, harcelant l’armée gouvernementale forte à l’époque de 23.000 soldats.

La légende prend son envol

C’est donc là que naîtront la légende et le mythe du castrisme. D’abord simple révolution patriotique et réformiste, ayant la sympathie des Américains qui, une fois de plus se sont trompés sur l’un de leurs poulains, Fidel va se parer de l’image d’une sorte de Robin des Bois, confisquant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Le spectaculaire enlèvement du coureur automobile argentin Juan Manuel Fangio comme la non moins ahurissante attaque du palais présidentiel, une énorme « pâtisserie » architecturale bâtie en plein cœur de la capitale, tresseront l’auréole d’un héros de pacotille qui n’était qu’un Tartuffe exotique. Bien vite, les maladresses et les exactions du régime de Batista pousseront les soutiens de ce dernier à fuir le pays ou à se rallier aux troupes du Movimientodel 26 de Julio. Et, pour les soldats les plus compromis dans la répression, à déserter. 

Che Guevara, un médecin argentin d’obédience marxiste, compagnon de la première heure des frères Castro, organisera une féroce épuration, se vantant même aux Nations Unies, colt aux côtés, de faire fusiller massivement à la forteresse de La Cabana dominant le port de la capitale, tous ceux qui, de près ou de loin, étaient compromis avec le régime du général Fulgencio Batista. Ce dernier avait précipitamment pris la fuite par avion dans la nuit de la Saint-Sylvestre 1959, emportant dans ses bagages le fruit de toutes ses rapines. Il tombera sur plus cupide que lui dans son exil « doré » et provisoire de Ciudad-Trujillo, en République Dominicaine.

Lire la suite sur le blog de Thomas Joly

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