Mouvement nationaliste pour la France aux Français

Les Éparges, un saillant du sacrifice de 14-18 – Discours de Georges DUMONT à la randonnée de Lorraine Nationaliste

LES ÉPARGES, UN SAILLANT DU SACRIFICE DE LA GRANDE GUERRE

Chers amis nationalistes,

Après une journée auprès d’Émile Driant et de ses chasseurs des 56e et 59e régiments au Bois des Caures, nous nous retrouvons au saillant des Éparges, haut lieu de la guerre de 14–18.

Ce point stratégique à égale distance de Saint-Mihiel et de Verdun fut conquis par l’armée allemande dès 1914. Ces derniers fortifièrent ce lieu après avoir détruit le village des Éparges tenu par l’armée française.

Au début de l’année 1915, l’état-major français, conduit dans ce secteur par le Général Herr voulut reprendre cette position qui menaçait Verdun. C’est là que s’installèrent le 106e et le 132e régiment d’infanterie pour préparer la reconquête du saillant des Éparges.

Le 17 février 1915 à 14H00, quatre mines frappèrent les positions fortifiées allemandes accompagnées par 35 pièces d’artillerie qui y déversèrent en quelques heures 20.000 obus. Assauts français et contre-attaques allemandes se terminèrent dans un corps à corps meurtrier le 19 février 1915. Ceci n’était que le début d’une interminable bataille de positions qui ne s’acheva qu’en 1918.

La liste des disparus fut longue et pathétique. Côté français elle fut contée par le lieutenant Maurice Genevoix depuis son livre « Ceux de 14 ». Côté allemand, ce fut par les écrits d’Ernest Jünger avec « orage d’acier ». Tous deux furent blessés aux Éparges.

La bataille reprit le 18 mars 1915 avec le 132e RI et la perte de 1.800 hommes. Puis le 5 avril 1915 les 106e et 132e RI s’illustrèrent à nouveau pour conquérir le 6 avril le point C. Cet endroit est aujourd’hui matérialisé par le « monument des revenants « dédié au 106e RI œuvre du sculpteur Maxime Real Del Sarte.

À partir du 12 avril 1915, la guerre des mines apporta ses lots de destructions de part et d’autre des belligérants causant de nombreux morts et blessés. Cela est matérialisé par le monument dédié aux sapeurs du génie.

SaillantEpargesJusqu’en 1918, de nombreux régiments français s’illustrèrent aux Éparges afin d’aboutir au point X. Un monument sera sculpté par Mina Fischer, future comtesse de Cugnac en hommage à son fiancé René Tronquoy disparu sur la crête des Éparges le 20 février 1915. Ce monument est dédié « à ceux qui n’ont pas de tombe ». Côté français 10.000 soldats demeurent pour l’éternité dans le sol de l’éperon des Éparges. Ce lieu de mémoire a vu tomber 50.000 soldats français durant la guerre de 1914–1918 soit sur ce monticule long de 1,4 km et large de 400 mètres, le triste record de 14 morts au M2. À noter que dans ce terrible affrontement les pertes allemandes s’avérèrent comparables, mais non comptabilisées.

Ce n’est que le 14 septembre 1918 que la crête des Éparges fut totalement libérée par l’armée française avec l’appui du général Américain Cameron.

Au pied du saillant des Éparges, la nécropole Nationale du Trottoir comporte 2.018 tombes dont celle de Robert Porchon, le compagnon d’armes du futur académicien Maurice Genevoix. Un ossuaire contient les restes de 852 corps retrouvés.

Suite à l’armistice du 11 novembre 1918, le vainqueur de Verdun, le Général Philippe Pétain reçt le 8 décembre 1918 son bâton de Maréchal de France. Cette décoration honorifique lui fut remise par le Président de la République Raymond Poincaré originaire du département de la Meuse.

Comme les poilus de Verdun, Philippe Pétain connu aussi par la suite le sens du sacrifice.

Le 15 août 1945, alors que sa condamnation à mort va être prononcée, Philippe Pétain déclara :

« Au cours de ce procès, j’ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’atténuer ses souffrances. Quoi qu’il arrive, il ne l’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun. Messieurs les juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la patrie que je le confie. Disposez de moi selon votre conscience. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu à mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai d’autre ambition que de servir la France. »

Le sacrifice pour la France de Philippe Pétain doit donc permettre qu’il repose auprès de ses frères d’armes de 14-18, comme il l’avait souhaité, à Douaumont. Mais aussi près de tous les Français qui sont morts pour la patrie.


Georges DUMONT
Aux Éparges, le dimanche 21 août 2016

Après le dépôt de gerbe au point X en hommage à tous ceux qui sont tombés aux Éparges, l’hymne nationaliste fut entonné : NOUS VOULONS RESTER FRANÇAIS.

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