Mouvement nationaliste pour la France aux Français

11 mars 1963 : assassinat de Jean Bastien-Thiry

Jean-Marie Bastien-Thiry est né le 19 octobre 1927 à Lunéville.

buste-de-jean-bastien-thiry_240Aîné des sept enfants d’une famille lorraine de tradition militaire depuis plus de 300 ans. Son père Pierre Bastien-Thiry (1898-1979) est lieutenant-colonel d’artillerie et son grand-père a servi comme capitaine de cavalerie.

Jean-Marie Bastien-Thiry étudie à Nancy puis au lycée privé Sainte-Geneviève avant d’être reçu en 1947 à l’École polytechnique. Diplômé de SUPAERO, il choisit d’entrer dans le corps des ingénieurs militaires de l’Air et se spécialise dans les engins air-air ; il est promu ingénieur militaire en chef de l’Air en 1957. Il conçoit le missile sol-sol Nord-Aviation SS.10, (puis SS.11) utilisé par l’armée française de 1955 à 1962 et également en service dans les armées américaine (désigné MGM-21A) et israélienne (durant la crise de Suez en 1956).

De son mariage avec Geneviève Lamirand, fille de Georges Lamirand, secrétaire d’État à la jeunesse dans le gouvernement de Vichyde septembre 1940 à mars 1943, il a eu trois filles : Hélène née en 1955, Odile née en 1957 et Agnès née en 1960 et décédée en 2007.

La cadette de ses filles, Agnès de Marnhac, explique le geste de son père par lapsychogénéalogie : Bastien-Thiry aurait fait le sacrifice de sa vie pour racheter la faute de son ancêtre Claude Ambroise Régnier, duc de Massa et ministre de la justice, ayant condamné à mort un innocent lors de l’affaire du Duc d’Enghien.

Gaulliste jusqu’ en septembre 1959 -le Discours sur l’autodétermination fait suite à « Vive l’Algérie française ! », Jean-Marie Bastien-Thiry devient opposant à de Gaulle, pour sa politique algérienne. Partisan de l’Algérie française, il perçoit la séparation d’avec l’Algérie comme « plus grave encore que celle d’avec l’Alsace-Lorraine ». Pour lui, entre autres choses : « La politique algérienne du général de Gaulle est un crime contre l’humanité, elle n’est qu’ignominie et déshonneur. » Positions que Jean Lacouture, dans sa biographie consacrée au général, résume ainsi : « désormais, pour lui, l’homme qui livre cette fraction du territoire national à l’« arabo-communisme » est l’Antéchrist. »

Après avoir organisé l’attentat de Pont-sur-Seine du 8 septembre 1961 contre le général de Gaulle, et avoir eu recours à de multiples tentatives, il organise celui du Petit-Clamart le22 août 1962.

Il trouve dans les propos de saint Thomas d’Aquin sur la légitimité que peut avoir dans certains cas le tyrannicide les éléments de conciliation de son projet meurtrier et de sa foi catholique.

Lire la suite sur Jeune Nation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s