Mouvement nationaliste pour la France aux Français

La réforme de l’orthographe ou le nivellement vers le bas

Par Henri d’Aramis

La réforme de l’orthographe sera appliquée à la rentrée de septembre 2016 et il est bien évident que ce projet, datant de 1990, tend vers la simplification. Eh oui, malheureusement, notre français est trop technique, trop compliqué et trop fourni. Il convenait donc de le rafraîchir et d’élaguer ce pan trop ardu de notre histoire et de notre pensée ! Après tout, ce n’est pas parce que nous avons une langue millénaire que nous ne devons pas la changer de temps en temps, quitte à la rendre abêtissante, abrutissante ou ahurissante.

Avec la réforme, nous dirons adieu à certains accents circonflexes, notamment sur les « i » et les « u ». Adieu, également, à nos « oignons » qui deviendront des « ognons ». Mon Dieu, que c’est laid ! Mais, après tout, « oignon » s’entend « ognon » ! D’un certain point de vue, c’est cohérent… Adieu, aussi, au brave « nénuphar » qui se transforme en « nénufar », après une belle résistance ! Adieu au « ph », donc !

Bon, autant vous le dire : le but de cette réforme est encore – je vous laisse deviner… Bravo, vous avez trouvé ! – d’assurer plus d’égalité entre les élèves et faciliter, ainsi, leur apprentissage de la langue de Molière.

C’est certain, le français est devenu archaïque dans un monde en perpétuel changement et dans une volonté croissante de vitesse. Comme l’anglais, le français a pour ambition, aujourd’hui, de répondre aux traditionnels « défis de notre temps » et doit évoluer vers la simplification pour toucher l’international. Bien sûr, je parle bien de l’utilisation du français à l’international dans les échanges, mais aussi de l’internationalité de nos salles de classe modernes !

Et, pourtant, notre langue est si douce à écrire. Nos lettres, élégantes et épurées, s’ensuivent irrémédiablement sur la feuille blanche pour former les mots que l’usage et le temps ont construits et perfectionnés. Alors, certes, on ne se rend pas compte, enfant, de la beauté d’une langue et de ses subtilités.

Malheureusement, nous avons eu le malheur de conserver un français très aristocratique, une langue de penseurs, de philosophes et de curés. Il fallait la rendre plus simple et moins intellectuelle. Eh oui, la langue écrite se vulgarise ou se républicanise (en ces temps de changement orthographique, n’ayons plus peur des « barbarités », comme diraient « Les Inconnus »). En témoignent les textos, les conversations sur les réseaux sociaux et la présence de plus en plus courante d’anglicismes dans notre vocabulaire.

Bientôt (pardon pour l’accent circonflexe… une vieille habitude), ils demanderont à nos enfants d’écrire comme ils entendent afin de leur permettre de « laisser s’exprimer leur créativité sans le carcan idéologique et hiérarchique d’une langue sclérosée et dogmatique ». À peu de choses près…

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