Mouvement nationaliste pour la France aux Français

25 août 1270 : mort de Saint-Louis

Saint-Louis, la justice et la paix

Louis IX a dirigé le royaume de France durant près de 45 ans, de 1226 à 1270, l’un des plus longs et des plus remarquables règnes. Ce Capétien, le neuvième de la dynastie, monte sur le trône à l’âge de douze ans à la mort de Louis VIII, son père qui n’a régné que trois années après le long règne de son propre père, Philippe-Auguste. Louis IX le Prudhomme est le modèle du roi pieux, totalement dévoué au bien public et à son peuple. Épris de justice et de paix, mais n’hésitant pas à conduire les armées à la guerre, il fait du royaume de France, qu’il agrandit, un État prospère, où rayonnent les arts, la culture et les vertus chrétiennes.

heros-de-france-saint-louis-jeune-nation-

À la mort de son père, la régence est exercée par sa mère, Blanche de Castille, qui lui a fait donner une éducation morale et religieuse stricte, fondée sur la vertu, dans le but d’en faire un bon roi. Dès ses premières années de gouvernement, Louis IX s’impose comme un chef déterminé et courageux, contre les barons révoltés, qu’il mate ou rallie, ou contre le roi d’Angleterre Henri III, qu’il déloge de Bretagne en 1230. À vingt ans, Louis IX est un roi guerrier respecté. En battant une nouvelle fois Henri III douze ans plus tard, et en le contraignant à une paix qui met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêts, il apparaît à toute la chrétienté comme un roi mû par les idéaux de justice et de paix. Les autres rois, et jusqu’à l’empereur et le pape, n’hésitent pas à s’en remettre à lui pour servir d’intermédiaire et de juge pour régler des conflits, qu’il limite en France par des ordonnances pacificatrices.

Bataille_de_Taillebourg_par_Paul_Lehugeur_-_St_Louis

Paul Lehugeur, La bataille de Taillebourg (XIXe siècle) Elle opposa Louis IX à Henri III le 21 juillet 1242, prémisse de la bataille décisive à Saintes deux jours plus tard, qui vit la défaite finale de l’Angleterre.

Dans cet esprit de justice et de paix, il organise et perfectionne l’administration du royaume de France, dans les provinces comme à la Cour, par la création ou l’affirmation de différents postes et organismes, des baillis jusqu’aux grandes institutions d’État issues de la Curia regis. En 1254, il promulgue la Grande Ordonnance, dont les textes rétablissent des coutumes locales, établissent l’équité de tous devant la justice, luttent contre la corruption ; par ces lois, il combat aussi le blasphème, les jeux d’argent, l’usure et la prostitution. Il interdira les ordalies.

Le roi réformateur s’attaque aussi à l’économie, par des mesures touchant la monnaie, avec l’instauration du monopole de la monnaie royale : l’argent anglais est interdit de circulation, les contrefaçons punies. Seules les monnaies régionales sont acceptées, sur leur territoire particulier.

Louis IX est également un roi bâtisseur, sous le règne duquel l’art prospère en France. Il fonde la Sorbonne où des bourses sont attribuées aux étudiants pauvres, l’hospice des Quinze-Vingts pour les miséreux, la Sainte-Chapelle pour accueillir les reliques qu’il achète nombreuses.

« Saint Louis est un jalon sur la route de l’antisémitisme chrétien, occidental et français »

note Jacques Le Goff. Contre le peuple déicide, qui s’est spécialisé dans l’usure, accusé de nombreux crimes rituels, Saint Louis va agir fermement. Il reprend les mesures de son grand-père en 1230, et protège les Français abusés par les usuriers. En 1240, il organise le « Procès du Talmud » : alors que le Pape avait demandé la destruction du livre, il veut s’assurer qu’il est bien aussi malfaisant que ce que la rumeur en dit. Il convoque quatre rabbins qui débattent avec des ecclésiastiques devant lui. L’infamie du Talmud est prouvée à l’issue des discussions : Saint Louis fait brûler en place publique tous les exemplaires saisis du livre maudit. Comme pour l’affaire du Talmud, c’est sous l’influence d’un juif converti que le roi impose le port de la rouelle aux Juifs en 1269.

Tombé très grièvement malade en 1244, Saint Louis fait le vœu, en cas de guérison, de partir en croisade, ce qu’il fera en 1248. Il délivre Damiette le 5 juin 1249, mais les combats en Égypte sont très durs. Les troupes françaises souffrent de maladies, de la chaleur et subissent une lourde défaite le 6 avril 1250. Le roi est fait prisonnier et les Arabes massacrent les plus faibles. La croisade est un échec ; le roi rentre en France en 1254 après la mort de sa mère bien aimée. Ces faits marquent très profondément Saint Louis et le poussent à se croiser à nouveau en 1270. Quelques semaines après son arrivée en Tunisie, Saint Louis meurt de maladie le 25 août. Après un long périple, son corps est inhumé dans la basilique de Saint-Denis le 22 mai 1271.

Louis IX est canonisé le 4 août 1297 sous le nom de « saint Louis de France », sa fête étant fixée au 25 août.

Saint-Louis-rendant-la-justice-sous-le-chêne-de-Vincennes-pn-guerin

Texte original paru sur Jeune Nation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s