Mouvement nationaliste pour la France aux Français

BOYCOTT : Un Français, un film de propagande de l’Anti-France !

Une critique fine, pudique, intelligente, sans concession, du film « Un Français » de Nicolas Bertrand.

UN FRANÇAIS, UN FILM DE PROPAGANDE DE L’ANTI-FRANCE !

Un Français possède le mérite du titre court. Il entend s’intéresser au destin d’un Français, Petit-Blanc de la banlieue parisienne des années 1980 à nos jours, avec une insistance particulière sur son militantisme dans la mouvance d’extrême-droite skinhead et son compagnonnage avec le Front National, jusqu’en 1995. Comme il n’est pas foncièrement stupide ou méchant, l’individu sortirait complètement de ce milieu, suivant une pente insensible, et une spectaculaire conversion lors de la Coupe du Monde de 1998. Son patriotisme instinctif impliquerait le soutien à l’équipe panafricaine dite de France, chose impensable pour l’extrême-droite nationaliste authentique. Ce point est explicité avec peu de délicatesse dans l’expression, mais est tout à fait authentique. De manière constante Un Français alterne caricatures absurdes et choses vraies, documentées correctement. Cet antihéros découvrirait que les immigrés seraient de fort braves gens, et tout aussi « Français » que lui. Bref, ce film relève de l’œuvre de propagande la plus détestable, largement diffusée dans les cinémas, et payée avec nos impôts évidemment, notamment via les complexes mécanismes d’avances sur recettes. Dans la salle, le journaliste nationaliste, qui subit donc un cours de rééducation politique stalinienne, se sent particulièrement isolé au milieu d’un public d’allochtones, de redskines vieillis et nostalgiques, et de bourgeois de gauche, soit la sensation d’être un diable en un bénitier, ou Jérôme Bourbon à un meeting de Marine Le Pen.

Le film serait simplement méprisable, sans intérêt aucun, s’il délirait totalement de A à Z, si son antihéros finissait par exemple converti à l’Islam, mari d’une Malienne portant un voile « républicain », et père de nombreux petits métis…Non, il finit encore plus seul qu’à son point de départ, en sa tour de banlieue. Il n’a pas remplacé le militantisme renié par un de ses contraires explicites, simplement un vague humanisme de confiance en l’Homme, et des engagements humanitaires réputés apolitiques, soit sottise sur sottise, mais itinéraire à peu près crédible quand même, pour un personnage de peu de caractère et influençable. D’ailleurs ce traître n’a jamais montré une grande intelligence dans le film –du reste par cohérence narrative, car il est supposé idiot à la base pour avoir été skinhead d’extrême-droite- ; donc de la manière la plus idiote, il finit par s’attaquer à la distribution de soupe au cochon…Un « Mal », devenu évident, on ne sait pourquoi, réflexe pavlovien. On songe à 1984, à sa conclusion : il aimait Big Brother. Recyclage réussi, sans gloire absurde, et proposé en modèle en spectateur. Il n’y a vraiment pas de quoi.

eQZOrBIQuant au contexte, la France et l’extrême-droite de ces années 1980-90, comment est-il traité ? Un Français tient du salmigondis de délires « antifasciste » et de visions plus proches du réel. Figurent moult attaques basses, indignes : les militants d’extrême-droite seraient des imbéciles, des lâches –frappant des vieux, des hommes à terre, etc.-, des détraqués sexuels –et les femmes natios des nymphomanes fort entrepreneuses et exhibitionnistes-, des alcooliques, pour beaucoup des drogués…Rien que ça. Le film fait preuve de complaisance dans la violence et la sexualité débridée, soit du cinéma français d’aujourd’hui typique, pour le pire…Dans le fond, les militants d’extrême-droite seraient ou des pervers, ou des fous, à rééduquer ou à interner. Bref, un bon devoir « républicain ». Aucun risque qu’ Un Français soit pris pour un quasi-documentaire honnête, ou quelque ô combien improbable démarche apologétique déguisée.
Pourtant, au-delà de l’indigeste diatribe, il faut donc relever des éléments justes. Dans les années 1980-1990, la parole populaire, libre, existe encore. Les citoyens, a fortiori les militants nationalistes, n’en sont pas encore à se surveiller en permanence, comme aujourd’hui, ou en URSS jadis. Précisions que si tous les militants issus de cette mouvance skinhead d’extrême-droite n’étaient pas forcément de brillants orateurs, ni des individus d’une retenue et d’une chasteté exemplaires, ils étaient loin quand même de la caricature odieuse, facile, convenue, usée, encore employée. Cette lutte des Petits-Blancs dans les années 1980 a été la défense du terrain de la Nation française, le refus exprimé par ses courageux éléments populaires de l’invasion de notre pays, directement ressentie alors dans leurs quartiers. On pourrait ergoter sans fin sur tel point idéologique, telle méthode particulière, etc., mais si ces skinheads nationaux avaient fait peur en masse aux allochtones, au point de les pousser à repartir par millions, ils auraient sauvé la France. Comme quoi leur phénomène n’a pas eu l’importance historique prêtée par les « antifascistes », car il n’a en rien influencé les flux migratoires. Ils ont échoué, et la France a perdu cette bataille. Quant aux propos d’époque des dirigeants du FN des années 1990, tout sauf un parti fasciste pourtant, ils étonnent aujourd’hui rétrospectivement, avec des déclarations fermes de Jean-Marie Le Pen, ou plus surprenant encore, de Bruno Mégret. Les responsables locaux, portraits peut-être à clefs, développent des considérations philosophiques justes sur la France, en se référant explicitement à Maurras. Ils suffisent à épouvanter les marxistes-immigrationnistes, à l’état brut.

Les choses ont considérablement empiré depuis. Il n’y a qu’à voir les costumes du film, pour les années 1980, justes : les femmes immigrées ne sont alors pas voilées, portant des tenues plus proche des européennes que celles de la stricte piété islamique, qui s’est imposée dans la décennie suivante. Beaucoup de Petits-Blancs ont fui ces territoires désormais allogènes, repoussés dans les très lointaines banlieues voire le rural vaguement périurbain, avec des perspectives d’emplois encore plus restreintes qu’avant. Beaucoup de ceux qui sont restés ont été depuis assimilés à l’envers, islamisés. De même, on ne peut que déplorer l’échec du FN des années 1990, marqué par son autodestruction, ce suicide collectif de l’automne 1998 et de la scission mégrétiste. De manière crédible, un cadre radical, au discours clair, quasi-racialiste, suit Bruno Mégret, inquiet des dérives programmatiques et familiales envisagées alors autour de Samuel Maréchal, préfiguration assez claire du marinisme. Par la suite, le mégrétisme n’aura pas été un précieux conservateur de l’extrême-droite nationaliste la plus authentique, loin s’en faut, avec moult adoucissements, avant de disparaître assez vite de la scène politique. On sait la gauchisation constante du FN d’après 2002, avec deux accélérations dramatiques récentes du processus, en 2011 à l’avènement de Marine Le Pen, puis ces derniers mois du printemps 2015.
A ces éléments justes, et aux tristes réflexions qu’ils inspirent, succèdent sur la fin des messages erronés, qui veulent indiquer des continuités, en fait parfaitement imaginaires. D’extrême-droite nationaliste la Manif pour Tous ? Quelle plaisanterie ! Marion Maréchal Le Pen, héritière charmante et souriante de Charles Maurras ? Certainement pas ! Non, l’extrême-droite authentique ne mobilise pas, ou plus les foules. Elle ne dispose plus d’un grand parti. Les combattants de rue, du type des années 1980, ou une autre formule, ont disparu aussi. On aimerait que l’extrême-droite française soit puissante, menaçante pour le Système ; l’honnêteté oblige à dire qu’elle ne l’est pas présentement. L’extrême-droite est à reconstruire, tâche essentielle pour sauver la France et l’Europe à laquelle chacun doit s’employer. Par exemple, nos amis Thomas Joly, Alexandre Gabriac, Yvan Benedetti s’y emploient particulièrement, avec une énergie peu commune. Il faut du courage, dont le courage des idées, pures et nettes, la nécessité de la formation idéologique, à laquelle contribue modestement RIVAROL. Tant de naufrages, y compris de ces braves militants si lourdement et injustement caricaturés dans Un Français s’expliquent largement par le peu de structuration idéologique.

Nicolas BERTRAND

Une Réponse

  1. baldur

    Je confirme, film à chier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    22 janvier 2016 à 15 h 01 min

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