Mouvement nationaliste pour la France aux Français

Interview de Jean-Marie Le Pen par Robert Spieler (RIVAROL)

Quand l’esprit vient au FN. Dans un long entretien, Jean-Marie Le Pen, après avoir livré son parti à une camarilla d’invertis, de gaullistes, d’antiracistes, de marxistes culturels et de traîtres de toutes les espèces, ne partageant ni l’idéal, ni l’éthique ni aucun combat du nationalisme, prétend désormais défendre la race blanche, lutter contre l’invasion, et pourfendre le judaïsme politique…

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Extraits de l’entretien :

R. : Les dirigeants du FN ont vivement contesté votre affirmation selon laquelle il y avait aussi au Front national d’« ardents pétainistes » ?

J.-M. L. P. : J’ai toujours œuvré à la réconciliation des Français. Comme le disait avec une grande dignité le président Georges Pompidou, interrogé en conférence de presse sur la grâce partielle qu’il avait accordée à Paul Touvier : « allons-nous éternellement entretenir saignante les plaies de nos désaccords nationaux, le moment n’est-il pas venu de jeter le voile, d’oublier ses temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entredéchiraient et même s’entretuaient ? »
Pour ma part, comme je l’ai déjà dit, je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L’on a été très sévère avec lui à la Libération. Et je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal. Ils ont selon moi leur place au Front national comme l’ont les défenseurs de l’Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France au cœur.

R. : Beaucoup s’inquiètent du nombre et de l’influence des homosexuels militants au Front national. Notre confrère Minute a évoqué à plusieurs reprises un « lobby gay » au sein du parti et Roger Holeindre affirme qu’il a quitté le Front en 2011 en grande partie à cause du nombre de pédérastes autour de Marine Le Pen. Certains attribuent les positions quelque peu ambiguës de la direction du mouvement sur le “mariage” gay et le refus de la présidente de participer en 2013 aux manifestations de masse contre la loi Taubira à l’influence jugée nocive de ce lobby arc-en-ciel. Quelle est votre position sur la question ?

J.-M. L. P. : Il ne faut pas exagérer et trouver là l’explication générale. Ce n’est pas cette particularité de la vie privée qui explique tout. Il se trouve qu’il y a en effet un assez grand nombre d’homosexuels au Front national, comme il y en a d’ailleurs dans les autres partis, et ceci pour une raison somme toute assez simple : c’est que ce sont des gens qui sont beaucoup plus libres de leur temps que d’autres. En général ils n’ont pas de responsabilités familiales. Et donc ils sont beaucoup plus disponibles. Comme de surcroît ils ont le sentiment d’être un peu en marge de la société, ils ont tendance à se regrouper, même s’ils se détestent les uns les autres. Ils forment une communauté. A mon avis ce n’est pas aussi important qu’on le dit au Front national mais ce n’est pas non plus totalement indifférent, c’est vrai. Il faudrait par ailleurs démontrer que cette particularité de la vie personnelle a une conséquence politique directe sur la ligne ou la doctrine du Front.
Je crois que l’origine politique de certains actuels dirigeants du Front a plus d’importance que leur comportement personnel. Je pense à l’influence nocive d’un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible. Cette tournure d’esprit m’est totalement étrangère.

R. : Plusieurs dizaines de candidats du Front national ont été sanctionnés pour avoir tenu des propos jugés politiquement incorrects par la direction du mouvement. N’est-on pas trop sévère avec eux et ne donne-t-on pas le sentiment fâcheux de céder à la pression médiatique, SOS-Racisme et l’UEJF ayant annoncé des dépôts de plainte contre ces candidats frontistes ?

J.-M. L. P. : On conçoit très bien que le FN soit contraint dans sa démarche générale de défendre son image lorsqu’elle est quelque peu atteinte par les faiblesses ou les imprudences de quelques-uns de ses adhérents ou de ses candidats. C’est la supériorité de l’ordre public. Toutefois j’insiste beaucoup pour que cela soit fait dans le strict respect de nos statuts, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Lorsque quelqu’un contrevient à une disposition générale de notre mouvement, il doit être suspendu et traduit devant la commission des conflits qui va instruire son affaire, s’informer, savoir de quoi il s’agit, donner la parole à la défense, instruire à charge et à décharge et prendre une décision. Dans ce genre d’affaires la direction du mouvement craint, à mon sens de manière excessive, la malveillance de nos adversaires. Parce que je suis de ceux qui pensent que cette malveillance est aussi un de nos éléments de force. Ceux qui détestent et méprisent les gens qui nous attaquent les détestent et les méprisent d’autant plus qu’ils nous attaquent injustement.
Les journalistes ont essayé à plusieurs reprises de me “coincer” sur ces affaires ; beaucoup de ces camarades ont certes été imprudents. Ils n’ont pas encore le sens de la responsabilité du net, croient à tort que l’on peut dire ce que l’on veut sur la Toile, que c’est un espace de liberté, On peut certes écrire ce que l’on veut à ses risques et périls lorsque l’on n’a pas de responsabilités politiques. Mais lorsque l’on est dans un mouvement, que l’on a l’honneur de porter un drapeau électoral, on doit faire attention à ce que l’on dit, essayer de ne pas nuire à la cause que l’on sert. Quelquefois les sanctions peuvent être sévères mais elles doivent être en tout état de cause corrigées par la sauvegarde de l’esprit de camaraderie. Par exemple je n’ai pas trouvé que l’image de Madame Taubira et du singe était d’une grande finesse ni du meilleur goût mais je n’ai pas retiré pour autant mon estime à Madame Leclère scandaleusement condamnée à neuf mois de prison ferme. Quand Charlie-Hebdo procède à des caricatures, là, cela ne choque personne, lorsque nous sommes représentés sous des formes bestiales voire sous des formes d’étrons, tout cela est jugé très drôle. En revanche, lorsque l’on fait le quart du centième de cela, nous sommes cloués au pilori.

R. : Comprenez-vous que l’on puisse être anti-démocrate ?

J.-M. L. P. : Je comprends tout à fait qu’on mette en cause la démocratie, qu’on la combatte, ce n’est pas le problème. Mais souvent ce que ne comprennent pas les anti-démocrates et les monarchistes, c’est que l’on est de fait dans un système démocratique avec des règles qui s’appliquent. Nous nous battons sur un terrain donné, que nous ne choisissons pas, c’est ainsi. Quand les marins combattent à terre, ils deviennent des fusiliers marins et ce sont des soldats. Quand les soldats embarquent sur un bateau, ils deviennent des fantassins de marine. C’est le terrain qui définit la mission et le comportement. Si l’on ne comprend pas cela, on ne comprend rien à la politique.
Peu importe que l’on parle de nous en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle ! Il faut exister politiquement. Ceux qui ne se rendent pas compte de cela n’ont rien compris. Auraient-ils les meilleures idées du monde, s’ils les partagent avec leur cousine ou avec leur frère, cela fait trois voix. Dans un système démocratique c’est inexistant.

Entretien à lire intégralement ici

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